Sainte Kateri, Canada, Leonard Cohen, IroquoisCanonisée  par Benoît XVI le 21 octobre 2012, sainte Kateri Tekakwitha est la première sainte amérindienne. En l’honneur de sa fête célébrée le 17 avril, KTO vous propose un documentaire de 26 minutes diffusé à 19h39 sur cette figure émouvante que le musicien montréalais Léonard Cohen n’avait pas hésité à mentionner dans son roman expérimental Beautiful Losers paru en 1966.  

Née 310 ans plus tôt dans l’actuel État de New-York d’un guerrier mohawk et d’une femme algonquine chrétienne, elle devient orpheline à l’âge de quatre ans des suites d’une épidémie de vérole. Elle y perdra la vue et son visage restera grêlé jusqu’à sa mort. Quand ses parents adoptifs souhaitent la marier elle refuse ! A vingt ans elle est baptisée et reçoit le nom de Kateri en l’honneur de Sainte Catherine de Sienne. Fuyant les moqueries et les attaques contre sa foi, elle se réfugie sur les bords du fleuve Saint-Laurent à la mission Saint-François Xavier. Elle y meurt 4 ans plus tard de tuberculose.

Le poète canadien Jacques Gauthier dans Sainte Kateri Tekakwitha (édition Le Livre Ouvert, 2012) rend hommage à sa façon à cette mystique dont la foi simple et profonde réconcilie son amour du Christ, sa culture indienne et son émerveillement face à la création. Missionnaire dans l’âme sa proximité avec les pauvres, les personnes âgées et les déracinés édifie ceux qui l’entourent comme l'historien François-Xavier Charlesvoix envoyé en mission par Louis XIV. Malgré son désir de devenir religieuse elle restera laïque et trouvera la sainteté en accomplissant avec amour les travaux du quotidien.