Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau des Radios chrétiennes francophones (RCF) et Radio Notre-Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens

Annie Genevard / Face aux Chrétiens

La députée du Doubs, Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains est l´invitée de « Face aux chrétiens » émission organisée en partenariat avec KTO, La Croix, Radio Notre Dame et RCF. Elle a tout d´abord critiqué vertement le ton avec lequel Emmanuel Macron s´en était pris à l´Italie qui avait refusé d´accueillir 627 immigrés. « Nous ne pouvons plus accueillir tous les immigrés. 7 sur 10 n´ont pas droit à l´exil et le retour dans leur pays est impossible. Il faut avoir la liberté de dire ceux que l´on peut accueillir et ceux que l´on ne peut pas accueillir. » Revenant sur les propos du président de la République selon lequel « on met trop de pognon dans les minima sociaux et on déresponsabilise », Annie Genevard dit que « Emmanuel Macron aime à provoquer et n´est pas rassembleur. Il a un discours grossier et une manière choquante de parler de la pauvreté, ce qui correspond à 9 millions de personnes, alors que la bonne question est l´efficacité de l´aide publique. » A propos de la révision des lois bioéthiques, Annie Genevard a une fois encore critiqué la « parole très ambiguë du président Macron et elle demande qu´on ne légifère pas sur la fin de vie avant d´avoir fait le bilan de la loi Claeys-Léonetti « qui n´a pas produit tous ses effets ». Evoquant la PMA, la députée du Doubs a été claire, à titre personnel ce sera « non ». « Pour la PMA sans père, au droit à l´enfant il faut substituer le droit de l´enfant, et celui à connaître ses origines. C´est un droit imprescriptible ». Interrogée sur Laurent Wauquiez, la secrétaire générale des Républicains dit que « c´est un chef courageux qui a de l´autorité, du charisme. Il faut se méfier des chefs improbables. Il a un effort à faire pour se faire connaître des Français. » Annie Genevard a confirmé qu´aux prochaines élections municipales, il n´y aura pas d´accord d´appareil ni avec le Rassemblement national, ni avec La République En Marche, même si parfois des candidats LREM pourront se retrouver sur des listes conduites par des Républicains.

Diffusé le 15/06/2018 / Durée : 52 minutes Nous écrire
Les prochains "Face aux Chrétiens" sur KTO
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Les vidéos de l'émission
  • Vendredi 8 juin 2018

    Mathilde Panot

    Mathilde Panot
    La députée La France Insoumise Mathilde Panot est l'invitée de Face aux chrétien jeudi 7 juin. Elle revient notamment sur la montée des populismes en Europe, l'emploi et les manques de moyens dans l'éducation. Mathilde Panot dénonce une "Union qui dit qu'elle protège" alors qu'elle a fait des peuples du sud "les cobayes de l'austérité". "La seule manière de contrer la montée des extrêmes droites est d'avoir une ligne claire, anti-austérité, une Europe démocratique qui fasse de l'harmonisation sociale et fiscale". Interrogée sur les économies à faire dans les dépenses publiques, Mathilde Panot estime qu'il faut revenir sur le CICE. A titre d'exemple, la députée prend le cas de Carrefour : "Un foyer imposable a donné en moyenne 44EUR à Carrefour. Et cela a été directement dans la poche des actionnaires, avec 2500 à 10 000 suppressions d'emploi qu'on est en train de faire." Dans les années 80, "70% des bénéfices allaient aux salariés et 30% aux actionnaires", aujourd'hui c'est l'inverse dénonce la députée. Mathilde Panot revient sur la politique éducative. "Tout le monde est d'accord avec les CP dédoublés, mais à condition qu'on mette les moyens pour que ça ne supprime pas les dispositifs 'plus de maîtres que de classe'." La députée du Val-de-Marne prend l'exemple de sa circonscription ou une vingtaine d'élèves handicapés sont en attente d'un auxiliaire de vie scolaire ou évoque les classes de maternelles avec 32 enfants. "les CP dédoublés, c'est bien, mais cela devient un objet de communication" affirme-t-elle.
  • Vendredi 1 juin 2018

    Nathalie Loiseau

    Nathalie Loiseau
    La ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau est l'invité de l'émission Face aux chrétiens jeudi 31 mai. Elle revient notamment sur la crise politique en Italie, la politique sociale en Europe ou la question du voile musulman. "Le commissaire Oettinger a perdu une occasion de se taire" affirme la ministre au sujet du commissaire allemand au budget qui a récemment déclaré que les marchés allaient apprendre aux Italiens à voter. "Nous respectons le processus démocratique italien. Tout ce qui s'est passé depuis mars est profondément démocratique et en phase avec les institutions (...) L'Italie est un grand partenaire, nous allons travailler avec lui". Revenant sur les aides sociales en France, la ministre précise ce qu'a dit le gouvernement : "On n'a pas des aides sociales trop élevées mais on a des mécanismes dont on veut être sûr de l'efficacité. On ne peut pas s'installer dans un système où on a empilé les aides les unes après les autres" et qui seraient "intouchables" dit la ministre. Au niveau de l'Europe, elle met en cause l'attitude de certains pays "qui refusent l'harmonisation sociale. C'est inacceptable (...) On réfléchit à conditionner l'attribution des certains fonds européens à des efforts de convergence sociale". Commentant l'affaire de la responsable UNEF voilée, la ministre se démarque de sa collègue Marlène Shiappa, en charge de l'égalité femme-homme. "Parce que je suis profondément féministe, je n'accepte pas qu'on dise à une femme ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. L'Etat est laïque, c'est un socle " et "il y a la liberté individuelle de chacun. Je suis attachée à ce qu'on la respecte particulièrement en ce qui concerne les femmes".
  • Vendredi 25 mai 2018

    Nicolas Dupont-Aignan

    Nicolas Dupont-Aignan
    Nicolas Dupont-Aignan est l'invité de l'émission Face aux chrétiens jeudi 24 mai. Le président de Debout La France réagit au nouveau gouvernement italien et au discours sur les banlieues d'Emmanuel Macron. Rappelant qu'il vient de l'UMP et qu'il a fait alliance avec le Front national lors de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan "supplie ces deux camps" de faire passer le pays avant les partis. "On doit s'entendre sur un programme commun. La question des personnes viendra après. Occupons-nous d'abord d'un beau programme de gouvernement (...) je ne veux plus qu'on soit majoritaire dans le pays mais qu'un escroquerie comme le macronisme s'empare du pouvoir". Le premier ministre italien est "très bien" juge Nicolas Dupont-Aignan qui assure que les Italiens ne "veulent pas sortir de l'Europe mais veulent réformer l'union européenne." Le souverainiste dénonce cette Europe qui "n'a pas entendu les votes de la France et des Hollandais en 2005", qui a "tué le peuple grec", qui a refusé de "saluer la victoire éclatante d'Orban en Hongrie". Il est temps "d'entendre les avertissements des peuples et de corriger le tir." Nicolas Dupont-Aignan se dit "effaré" par le discours du président de la république sur les banlieues. "1h40 à s'écouter parler sans rien proposer de concret, c'est ne rien comprendre à la situation du pays. Il a déjà oublié les territoires ruraux. Pour les banlieues, il n'y a rien (...) J'ai l'impression d'un président hors-sol et ça m'inquiète".
  • Vendredi 18 mai 2018

    Patrick Bernasconi

    Patrick Bernasconi
    Le président du Conseil économique, social, environnemental est l´invité de «Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur le rôle du CESE qui va devenir la Chambre de la société civile, Patrick Bernasconi estime qu´il s´agit de «capter les problèmes de la société française avant le parlement comme nous l´avons fait pour les déserts médicaux et la cohésion sociale. Le CESE doit servir de filtre pour le gouvernement. Nous serons un lanceur d´alertes et nous devons notamment être plus à l´écoute du monde scientifique car on ne répond pas suffisamment à la demande des scientifiques. La future Chambre de la société civile aura pour mission de capter les attentes et éclairer le gouvernement car on ne peut pas se passer des corps intermédiaires.» Le président du Conseil économique, social, environnemental attire lui aussi l´attention sur les enjeux politiques du vieillissement de la population et cela passe dit-il par «la reconnaissance des personnels qui travaillent dans les Ehpad, par un meilleur accompagnement des personnes à leur domicile car on demande trop aux Ehpad de sortir de leur rôle et de servir d´hôpital.» Concernant l´évolution de la société française, Patrick Bernasconi note que «La France est un pays de chapelles plus inquiet que tous les autres pays. C´est la manifestation d´un pessimisme à la française. » Il souligne que « nous n´avons pas l´habitude du dialogue et du consensus. C´est l´ADN de notre pays. On ne passe par pas le compromis et le consensus, on croit que l´on ne gagne que par la lutte. Je ne suis pas dans cette logique-là. Cela passe par la confiance alors que beaucoup ont d´abord peur d´être manipulés.»
  • Vendredi 11 mai 2018

    Luc Ferry

    Luc Ferry
    Luc Ferry est l´invité de l´émission Face aux Chrétiens, jeudi 10 mai. Le philosophe revient sur ce que doit être un projet de la droite républicaine et commente la politique d´Emmanuel Macron. Commentant la grève des cheminots ou le mouvement étudiant, l´ancien ministre de l´éducation nationale écarte toute comparaison avec le printemps 68. «??Il n´y a rien d´équivalent entre mai 68 et aujourd´hui. Parce que ce qui caractérisait 68 c´était des idéologies extrêmement fortes. Le maoïsme, le marxisme-léninisme, l´anarchisme même, c´était très fort. Il y avait des idéologies qui pouvaient mobiliser les gens. Ce qui caractérisait la gauche et les syndicats, c´est qu´ils voulaient changer le monde (...) Ce qui est frappant aujourd´hui dans le contexte de la mondialisation libérale, c´est que les syndicats veulent conserver des acquis sociaux, ils ne cherche pas à changer le monde?».Luc Ferry reconnaît que la droite est en «?très grande difficulté?». Car, selon lui, «?Macron fait une politique absolument de droite. L´ouverture de la SNCF, la flat taxe sur les revenus du capital, la réforme du code du travail... la droite est pour. Macron a compris que son adversaire crédible est la droite et qu´il faut casser la droite républicaine.?» Dans cette situation difficile, Luc Ferry estime que la seule possibilité pour Les Républicains « est de recréer un grand projet de droite, cela ne peut passer que par l´Europe?» estime le philosophe qui ne croit pas en un programme conservateur et identitaire. Alors que Macron propose une relance de l´Europe avec plus d´intégration au niveau de la zone euro, Luc Ferry juge cette démarche vouée à l´échec. «La France à 2300 milliards d´euros de dette. Est-ce que l´Allemagne va accepter cela d´un pays qui n´a rien fait ni sous Sarkozy, ni sous Hollande?» pour réduire la dette. Luc Ferry estime que Macron continue d´aggraver la situation. «?Du point de vue des Allemands, les propositions de Macron les fait franchement rigoler (...) Macron veut un mécanisme de solidarité. L´Allemagne n´en veut pas??! Il y a un manque de crédibilité de la France lié à l´augmentation de la dette?».
  • Vendredi 4 mai 2018

    Florian Philippot

    Florian Philippot
    Florian Philippot, président des Patriotes, est l'invité de l'émission Face aux chrétiens, jeudi 3 mai. Le député européen revient notamment sur les enjeux des européennes en 2019. Les élections européennes de 2019 ne vont "pas se jouer sur 50 nuances de souverainisme" car il "y a eu le Brexit et ça change tout." Le débat sur "une autre Europe est un leurre (...) Le choix va être entre y rester ou en partir" estime Florian Philippot, partisan d'un Frexit, qui rappelle sur ce point la position de Nicolas Dupont-Aignan de ne pas sortir de l'Europe. "Il s'est rapproché de Marine Le Pen, on a presque échangé nos rôles" tacle le président des Patriotes. Commentant les black blocs, le président des Patriotes y voit la conséquence d'un "Etat très affaibli. Quand c'est le cas, ce qui monte, c'est les marges (...) Des jeunes manipulables peuvent tomber dans la radicalité violente". Florian Philippot commente également la situation des migrants au col de l'Echelle dans les Alpes: "C'est le grand n'importe quoi" estime Florian Philippot fustigeant la présence des identitaires et des antifas. "Au milieu il manque quelqu'un, il manque l'Etat. Quand l'Etat est absent il peut y avoir beaucoup de désordre." Florian Philippot estime que le projet de service national universel (SNU) n'est "pas conforme aux promesses de campagne" d'Emmanuel Macron. "Il avait parlé d'une période de 3 à 6 mois, là on est sur un mois et c'est assez flou" estime-t-il. "Il faut qu'il y ait une dimension militaire. Mais ce n'est possible que si on réinvesti dans la défense nationale car on n'a pas la logistique pour accueillir" tous les jeunes. "Il faut mener ce projet sur un quinquennat sinon ce n'est pas jouable" assure le député européen.
  • Vendredi 27 avril 2018

    Philippe Louis

    Philippe Louis
    Philippe Louis, président de la CFTC, est l´invité de l´émission Face aux Chrétiens jeudi 26 avril. Le syndicaliste revient notamment sur l´augmentation de la CSG et demande au Président Macron de « réparer une injustice ». CSG : « Le président doit réparer une injustice » Philippe Louis estime que le Président de la République doit revenir sur la hausse de la CSG pour les revenus modestes. « Bien sûr, il doit faire quelque chose. Ce n´est pas reculer, c´est dire `je suis près des Français´ ». Évoquant les petits revenus et les petites retraites, le syndicaliste l´appelle à « réparer une injustice ». « Pour l´État c´est possible, cela ne coûte pas très cher, cela ne concerne pas tant de monde que cela » estime Philippe Louis qui explique que « les effets de seuils sont catastrophiques ». Réformes : « Macron est tout à fait compatible avec la CFTC » Commentant les multiples réformes sociales engagées par le gouvernement comme la formation ou l´assurance chômage, le syndicaliste défend la politique menée, tout en reconnaissant que ce « n´est pas simple pour un syndicat » qui risque d´être accusé de « suivisme ». « Tous les chantiers ouverts sont ceux que nous demandions » affirme Philippe Louis en rappelant la proximité du programme Macron avec la motion d´orientation adoptée en 2015 au congrès de la CFTC à 95%. « Macron est tout à fait compatible avec la CFTC ». Dépendance : « La journée de solidarité est un système injuste » Instaurer une deuxième journée de solidarité serait une très mauvaise idée assure Philippe Louis qui estime que la première journée a créé « un système très injuste ». « Il y a des Français qui paient, d´autres qui sont exonérés. Si on veut faire payer les Français, il faut faire payer tout le monde » estime Philippe Louis qui prend l´exemple d´une caissière de supermarché : « Elle travaille un jour férié gratuitement. Elle a tout perdu » explique-t-il.
  • Vendredi 20 avril 2018

    Jean-Marie Bockel

    Jean-Marie Bockel
    Jean-Marie Bockel, sénateur UDI du Haut-Rhin est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 19 avril 2018. Elu local alsacien depuis plus de 20 ans, et « catholique assumé », JM Bockel reprend le mot du pape François appelant les Etats à la « prudence ». Car « la non gestion de l´immigration peut créer des îlots de chaos ». Sur le délit de solidarité, JM Bockel « respecte les engagements de certains envers nos frères en humanité », mais accepte la contradiction avec la politique que doit mener l´Etat. Même s´il soutient la réforme constitutionnelle, JM.Bockel constate que E. Macron « bouscule les corps intermédiaires » : « S´il met à mal le Parlement, ça se paiera un jour. » Même s´il convient volontiers que « nous devons balayer devant notre porte ». Positivement impressionné par le discours d´E. Macron aux Bernardins, et favorable à sa conception des relations avec les catholiques, JM Bockel se refuse à « considérer le droit à l´enfant comme seul critère du monde de demain ». Mais, pour se prononcer sur la PMA, il attend le débat parlementaire. Il estime que, tout en étant « accueillant envers le monde qui vient », il faut « éviter d´aller, même insidieusement, vers la GPA ».
  • Vendredi 13 avril 2018

    Amélie de Montchalin

    Amélie de Montchalin
    La député LREM Amélie de Montchalin est l'invitée de l'émission Face aux Chrétiens jeudi 12 avril. La députée de l'Essonne revient notamment sur la redistribution des fruits de la croissance économique. Après le discours des Bernardins du président Macron, Amélie de Montchalin s'exprime sur le sens du principe de séparation de la loi de 1905. "Ce qui est important, c'est que les religions ne cherchent pas deux choses : la survisibilité, une place dans l'espace public au-delà de ce qui est leur rôle (...) Et la surpolitisation. On ne fait pas de prosélytisme dans le débat politique" explique l'élue. A partir du moment où elles respectent ces règles "on peut dialoguer" explique la député qui poursuit : "il est vrai qu'à certains moments, certaines religions ou courants de ces religions ont dépassé ces limites". Revenant sur les bons chiffres de la croissance, la députée de la commission des finances exclue toute redistribution immédiate. "Il y a moins de déficit qui donne l'illusion qu'il y a un gâteau à redistribuer" assure Amélie de Montchalin qui précise le sens de la politique menée. "Ce qui est certain, c'est qu'on a fait des choix. Il y a des politiques très coûteuses qui n'ont pas l'impact attendu" précise-t-elle citant le logement social ou les emplois aidés. "On va continuer de faire des choix , investir dans l'éducation, l'enseignement supérieur, la recherche (...) On redistribue vers l'avenir. On met notre pays en capacité de préparer l'avenir. C'est comme ça qu'on redistribue." La député qui plaide avec d'autres parlementaires pour la création d'une instance d'évaluation économique à l'Assemblée explique : "Si on regarde la IVè et la Vè République, on est en minorité institutionnelle. Il faut qu'on sorte le Parlement de cette forme de tutelle et qu'on lui donne les moyens de travailler comme dans les autres démocraties avancées qui ont des offices d'évaluation, des unités de chiffrage, et qui travaillent de manière transpartisane. Mon objectif, c'est d'être crédible, d'arrêter le cirque. Dans les questions au gouvernement, le député se lève, pose sa question et pense avoir fait le travail. Ce n'est pas cela le travail parlementaire. Le travail, c'est le collectif pour être en situation de force vis à vis des administrations et du gouvernement."
  • Vendredi 6 avril 2018

    Virginie Calmels

    Virginie Calmels
    Virginie Calmels, première vice-présidente des Républicains est l'invité de l'émission Face aux Chrétiens, jeudi 5 avril. La première adjointe au maire de Bordeaux accuse notamment Emmanuel Macron, sur la réforme de la SNCF, de ne pas s'attaquer au vrai problème qui est celui du régime des retraites. Pour la N° 2 des Républicains, il y a "d'un côté Macron qui a plusieurs reprise s'est montré pro-européen béat, limite fédéraliste, et de l'autre les eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon". LR se situe entre les deux, explique-t-elle "Nous sommes européen mais on est eurocritiques, On a des propositions à faire pour une autre Europe". Virginie Calmels commente la réforme de la SNCF qui "met énormément de gens dans la rue" et s'interroge : "Est-ce qu'elle traite des vrais problèmes de fond ? On parle du statut pour les cheminots futurs et, sur l'ouverture à la concurrence, on a l'impression que Mme Borne est en train de faire machine arrière." Virginie Calmels estime que la réforme ne traite pas le vrai problème des retraites des cheminots. "C'est un sujet majeur" dit-elle. La SNCF "ne peut vivre avec un régime des retraites qui grève son résultat de 3 milliards d'euros chaque année (...) Macron passe à côté du sujet principal"" dénonce-t-elle. La N° 2 des Républicains se méfie des sujets de société. "Pour la libérale que je suis, j'ai toujours dit que les questions sociétales sont un piège qui peut conduire à la division les familles politiques alors qu'elles ne sont pas l'essence d'un projet politique. Attention de ne pas tomber dans le piège" prévient -elle. Cela dit, elle reconnaît que sur la PMA ou la GPA, "nous devons prendre position". et que Les républicains vont parvenir "à une très large majorité" à une position qui est la sienne : Virginie Calmels rappelle son opposition ferme à la GPA et, sur l'ouverture de la PMA à tous, elle précise : "Mon sentiment aujourd'hui est que je n'y suis pas favorable. Il y a des lois de la nature sur la procréation et je n'ai pas envie que l'on joue aux apprentis sorciers. Pour les familles monoparentales ou les couples homosexuels, elle recommande "plutôt d'aller vers l'adoption" d'enfants.