Paraboles d'un curé de campagne

Courtes paraboles racontées par le père Pierre Trevet, prêtre du diocèse du Puy-en-Velay depuis vingt ans. Tirées des livres éponymes dont il est l'auteur, elles sont autant d’images inspirées pour goûter la sagesse chrétienne.

Paraboles d'un curé de campagne
Les vidéos de l'émission
  • Dimanche 30 septembre 2018

    Accès au Père

    Accès au Père
    Quand on pense à la vie de Jésus, on ne peut qu´être émerveillé. 30 ans de silence, 3 ans d´activité intense, 3 jours de torture inouïe...
  • Dimanche 23 septembre 2018

    Vie d'ange

    Vie d'ange
    Dans le credo, nous disons que Dieu est le créateur non seulement du ciel et de la terre, de l´univers visible, mais également de l´univers invisible. Nous croyons en l´existence des anges. Pierre Jovanovic, raconte dans un très gros livre comment en janvier 1988, les anges se sont rappelés à son souvenir...
  • Dimanche 16 septembre 2018

    Belles-mères

    Belles-mères
    Dans son livre « Etre heureux en famille » le docteur Dominique Mégglé fait observer que nous avons beaucoup à apprendre des animaux. Par exemple, la maman ourse est pleine d´attention pour son petit ourson mais un jour elle l´oblige à monter à la cime du plus grand sapin qu´elle trouve. Une fois qu´il est au sommet, elle s´enfuit à toute jambes ; il ne la reverra jamais. Cela peut nous dire quelque chose sur la nécessité pour les parents de savoir couper le cordon ombilical ...
  • Dimanche 9 septembre 2018

    Fragiles

    Fragiles
    Pourquoi avant de partir en mission, les apôtres ont-ils éprouvé le besoin de remplacer Judas ? Question importante qui répond à une citation d´Alfred Loisy que l´on emploie sur le ton ironique : « Jésus a annoncé le Royaume, et c´est l´Eglise qui est venue »... Sous-entendu : on attendait un avènement formidable, et on nous a confectionné une institution. Cependant, quand on lit de près l´évangile, on ne peut pas être aussi simpliste ...
  • Dimanche 27 mai 2018

    Trinité

    Trinité
    Dieu est un océan d'Amour sans rivage et sans fond qui s'est «christallisé» en Jésus. En se faisant connaître Dieu se donne, en se donnant il se fait connaître. Dieu a tant aimé le monde, que non seulement il nous a parlé, mais il nous a parlé au point de nous donner son Fils, la Parole Eternelle par Qui il a tout créé. En nous donnant son Fils, Il nous a donc tout donné à la source ; Il s'est même donné lui-même. Car le Père aime le Fils, Il lui donne tout ce qu'Il a et tout ce qu'Il est : Il se donne à Lui. Ainsi, même si personne n'a jamais vu Dieu, le Fils Unique qui est éternellement, à tout instant, tourné vers Le Père, Lui est venu nous le raconter (Jn 1.18). Que signifie cette histoire de jugement dont parle l´évangile d´aujourd´hui ? C´est tout simple : la seule question qui nous sera posée à notre mort est : qu´as-tu fait de Jésus ? Un chrétien ce n'est pas seulement un admirateur de Jésus mais un amoureux de Jésus qui sait que son amour est Dieu, et que tout doit être fait par Lui, avec Lui, et en Lui.
  • Dimanche 20 mai 2018

    Langue maternelle

    Langue maternelle
    Le Saint-Esprit parle aussi avec humour. « Mon Dieu, faites que je ne tombe pas malade ou alors mettez les vitamines dans les gâteaux de Maman et non dans les épinards ». L´Esprit-Saint parle notre langue maternelle pour nous conduire dans la vérité et dans la joie. N´ayons pas peur de confier notre Vie à ce GPS.
  • Dimanche 6 mai 2018

    Espoir et espérance

    Espoir et espérance
    Il y a trois mots de la prière de la communauté primitive qui expliquent l'eucharistie et résument ce que la théologie appelle «les vertus théologales » : la FOI, l'ESPERANCE et l'AMOUR. 1. AMEN : L'hébreu est une langue très concrète, pas du tout intellectuelle. Ce mot signifie : «C´est du solide, je peux appuyer ma vie dessus. Je m'appuie sur toi». Pour communier il faut reconnaître dans l'hostie, le Corps du Christ, Dieu incarné. C'est la foi du baptême. Je reçois Dieu à la mesure de ma foi. 2. MARANATHA : C'est un mot araméen, la langue de Jésus. Il signifie : «Viens Seigneur». Pour manger, il faut avoir faim. Pour communier, il faut désirer Dieu. C'est l'espérance. Je reçois Dieu à la mesure de mon désir d'être avec Lui. 3. ALLELUIA : Invitation à «louer Yahvé», le Seigneur des Seigneurs. On mange en fonction de son activité. La communion n'est pas comme un cachet d'aspirine que l'on prendrait et dont on attendrait qu'il «fasse effet». La communion est une nourriture. Que dirait-on de quelqu'un qui mangerait comme un sportif ou un charpentier qui dépensent beaucoup d'énergie et qui passerait ses journées sur une chaise longue ? On mange pour pouvoir agir, travailler, c'est-à-dire pour mieux servir et mieux aimer. Afin que notre vie entraîne les autres à louer Dieu. Nous recevons l'eucharistie afin d'être «une vivante offrande à la louange de la gloire du Père». (Prière eucharistique n 4) Amen Jésus Maranatha Jésus Alléluia Jésus !
  • Dimanche 22 avril 2018

    La Porte

    La Porte
    Voilà pourquoi nous prions pour les vocations sacerdotales. Sans prêtre, la porte est plus difficile à trouver, plus difficile à ouvrir, plus difficile à entretenir. Car il ne suffit pas seulement de se convertir, d´avoir entendu son prénom prononcé par Jésus, d´avoir ressenti son étreinte ; il faut le choisir et le préférer à toute autre porte. Car cette porte a une autre caractéristique : elle a un groom, un ressort qui tend à la refermer (cela s´appelle le péché originel). Une porte ouverte ça crée des courants d´air et on aime pas spontanément les courants d´air, les remises en questions, les nouveaux élans. On aime notre tranquillité. Prenons Jésus dans notre vie. Il ne nous laissera pas tranquille, il n´est pas un tranquillisant. Mais il nous donnera la Vraie Vie, la Vie en surabondance.
  • Dimanche 1 avril 2018

    Résurrection

    Résurrection
    Conclusion avec le moine poète : « Non pas vivre à la hâte, mais se hâter de vivre. » (François Mitterrand le rejoint dans la préface du livre de Marie de Hennezel, « La mort intime », en écrivant : « Dans notre époque, l´homme pressé d´exister semble occulter le mystère de la mort ; il ignore qu´il tarit sa vie d´une source essentielle. ») Frère François Cassingena écrit aussi : « Après Pâques, à travers Pâques - immédiatement - Jésus-Christ s´est réfugié dans son immense et silencieuse Eucharistie. Ce tout petit pain-là est un si grand pays ... C´est la seule Galilée, la plus petite Galilée où il nous précède, où nous le retrouvons. Jésus-Christ nous avait tant enseigné qu´il faut « fermer la porte » (Mt 6,6) et se retirer ... C´est exactement ce qu´il a fait lui-même après Pâques : le Tabernacle, c´est son retirement. Entrer là-dedans à notre tour, c´est-à-dire entrer dans le sentiment de Jésus-Christ qui est de se retirer pour nous tirer à lui. »
  • Dimanche 25 mars 2018

    La Croix à l'école des enfants

    La Croix à l'école des enfants
    Jésus est mort sur la croix parce que Lui son Père et Le Seigneur Esprit-Saint ne nous sauve pas par un coup de baguette magique mais en nous permettant de nous associer à son OEuvre. Les parents qui sont de vrais éducateurs savent combien il est important de permettre aux enfants de faire eux-mêmes plutôt que de faire à leur place. Mais pour cela il faut une patience d´ange ! Jésus est mort et ressuscité pour nous « élever » au-dessus de nous-mêmes.